Évaluer son évolution
Premier exemple
Un de mes amis a fait quinze ans de travail sur lui. Nous parlions souvent de thérapie (trop même). Il faisait deux séances individuelles par mois. Il a aussi fait des stages. Je pensais qu’entre ces séances, il travaillait. Il n’avait pas un sommeil infernal comme le mien, mais il me semblait évident qu’il fallait travailler entre les séances. Moi, je lui disais que je travaillais environ une heure et demie par jour. À cette époque, je faisais au mieux, plus aurait été contre-productif. Lui, en ne me disant pas qu'il ne travaille pas entre ses séances me mentait. C’était un mensonge par omission.
Puis il me raconte qu’il a vu une personne qu’il connaît depuis longtemps, mais rencontre rarement (moins d’une fois par an). Il est content de me dire que cette personne lui a dit qu’elle ne connaissait personne qui a autant changé que lui. Moi, je suis assez étonné de la chose, car je n’ai rien vu qui ait changé chez lui. Comprenez qu’il travaille sur lui et moi sur moi. Je ne suis pas là pour travailler sur lui, à sa place.
Je décide quand même de faire un bilan de tout ce qu’il me raconte depuis plusieurs années (un bilan sur l'efficacité de ce qu'il a fait). Je prends donc environ deux heures par semaine sur trois semaines pour faire un bilan de son travail.
Un peu plus tard, je le revois et lui rappelle la scène où son ami lui a fait un joli compliment. Il est tout content.
Je lui dis alors : « Mais il s’est fichu de ta gueule et tu es tellement nul que tu ne l’as même pas vu ! »
Je rajoute :
« Tu n’as rien découvert de ton présent ! »
« Tu n’as rien découvert de ton passé ! »
« Tu n’as rien découvert de ton père ! »
« Tu n’as rien découvert de ta mère ! »
« Tu ne maîtrises aucune technique, tu es l’éternel débutant. »
« Tu n’as strictement rien changé ! »
J’ai compris durant ces semaines que mon ami était fainéant (et pas que sur sa thérapie).
Sur une si longue période, s’il avait travaillé et fait des bilans, il aurait conclu lui-même qu’il est en total échec sur son travail sur lui. Soit il aurait arrêté et aurait fait des économies, soit il aurait réorienté son travail.
Deuxième exemple
Je discute avec une copine qui fait un travail sur elle depuis 3 à 5 ans, je n'en ai plus le détail. Elle me fait un compliment en soulignant trois qualités que j'ai. Ce compliment confirme qu'effectivement, j'ai ces trois qualités. C'est parce que j'ai fait des bilans que j'ai trouvé qu'il y avait des bonnes chances que j'aie ces qualités. La remarque de cette femme me permet de voir que mon bilan a été correct, ce qui n'est pas toujours le cas : souvent, je me surestime.
Je lui réponds que ces qualités, je ne les ai eues ni rapidement, ni facilement. Puis elle me raconte que malgré toutes ces années à travailler sur elle, elle n’a pas évolué. Elle conclut que l’on ne peut pas se changer, ou alors en quantité négligeable. J'ai l'impression qu'elle va arrêter son travail sur elle parce que ça ne sert à rien.
Si elle arrive à faire cela, c'est qu'elle a fait un bilan. Mais ce bilan n'a pas été efficace, elle a pris trop peu de temps.
Si c'était vrai qu'on ne pouvait pas se changer, personne ne ferait de travail sur soi, ni à l'Église, ni en faisant de la psychothérapie. Si j'ai pu obtenir ces 3 qualités, c'est bien que c'est faisable. Elle aurait dû conclure qu'elle n'a pas les bons outils. Ce bilan lui a quand même permis de conclure qu'elle n'avait pas changé, ce qui n'est pas le cas dans l'exemple précédent.
Dans le premier exemple, on voit une personne se leurrer totalement parce qu'elle ne veut pas travailler, parce qu'elle ne fait pas de bilan.
Dans le deuxième exemple, on voit une personne faire un bilan, mais il n'est pas très efficace. Elle ne s'est pas trompée sur son échec, mais elle s'est trompée sur comment exploiter le bilan de cet échec : changer de technique. J'ai également parlé de mes défauts dans mes bilans, en particulier de me surestimer.
Je vous ai décrit ces deux exemples pour que vous compreniez l'intérêt de faire des bilans. C'est pour ne pas se leurrer. Il est de votre intérêt de prendre suffisamment de temps sur ces bilans, pour que vous puissiez correctement les exploiter. Il faudra bien évidemment apprendre à se perfectionner dans l'art de faire des bilans.
Je n’ai mis que deux exemples, mais il y a pléthore de gens qui font un travail sur eux depuis des années sans faire de bilan. Malheureusement, assez souvent ce que j'entends de ces gens-là est peu crédible, alors qu'ils font ce travail parce qu'ils souffrent.
a) Avez-vous découvert des choses de votre présent ?
Premier exemple
- Un rêveur me propose une série de rêves. L’un d’eux lui décrit la vie qu’il a eue. Le rêve utilise le symbole Pikachu pour décrire cela. Ne connaissant pas ce que c’est, je lui demande de me parler de cela. Il me montre une image de Pikachu. Je lui indique alors que son rêve lui explique qu’il a eu une vie puérile. Il confirme cette interprétation.
Le lendemain, il m’appelle et me dit : « Mais comment est-ce possible ? À 55 ans, si je passe devant un magasin de jouets, je ne peux pas m’empêcher d’y rentrer et je me crois mature ! » , « Comment c’est possible ? » Je lui dis qu’il n’est pas au bout de ses surprises. Je veux lui dire par là qu'il va encore découvrir des défauts qu'il a et qu'il ne voit pas (alors qu'ils sont énormes).
Ce rêveur a appris quelque chose de son présent. CG Jung appelle cela l’ombre.
Notre inconscient (l’ego bien souvent, ou peut-être tout le temps, car il s'agit de nous rendre inconscients) nous empêche de percevoir des défauts que l'on a. Ainsi, on ne peut pas les corriger, car nous sommes inconscients de les avoir. Je n'ai pas d'exemple flagrant (que j'ai observé chez quelqu'un) mais l’ego d’une personne pourrait l’empêcher d'observer des qualités qu’elle a. Cela pourrait accentuer l'idée que pourrait avoir cette personne de n'avoir aucune qualité.
Deuxième exemple
- J’ai 40 ans. Il y a deux ans que je fais un travail sur moi. J'ai déjà passé du temps à savoir si j'avais confiance en moi. Après avoir passé suffisamment de temps sur ce sujet, je conclus que, sauf sur deux sujets bien précis, j'ai confiance en moi… Avec tous mes diplômes !
Je suis en train de lire L'Homme et ses symboles de CG Jung. Je lis un petit texte dans un encadré et je me mets à pleurer, tout en observant que je ne comprends rien à ce que raconte ce texte. Je suis un peu initié aux choses de l'esprit humain et je sais que je refoule. Je profite de cela pour observer le refoulement : je lis les mots, je les comprends mais je n'arrive pas à en faire des phrases qui ont un sens. Après quelques minutes, je ferme le livre et je le range. Je reprendrai le soir le même texte. Il se passe exactement la même chose. Le lendemain, pour la troisième fois, il se passe exactement les mêmes choses.
Le jour d'après, un de mes amis passe à la maison. Je lui demande donc de lire ce texte et de me dire de quoi il parle. Il me dit : « Ah la confiance en soi, je comprends que cela te touche ! » Je comprends alors que je n'ai pas confiance en moi ! Cet ami (on a fait 4 années d'études ensemble) me dit qu'il n'a jamais pensé que j'avais confiance en moi.
Quelques instants après, une scène me revient, une scène du passé où, à 24 ans, je téléphone à une entreprise à qui j’ai envoyé un CV. Je suis ‘l’ingénieur dont elle a besoin’. Je suis tellement peu sûr de moi que quand je raccroche, je me dis que si mon interlocuteur est normal, il va jeter mon CV. À l'époque, cette scène ne m'a pas permis de comprendre que je n'avais pas confiance en moi.
Je découvre une chose de mon présent : malgré tous mes diplômes, je n’ai pas confiance en moi.
b) Avez-vous découvert des choses de votre passé ?
À chercher des choses de mon passé, je découvre bien des scènes que j’avais oubliées.
- Certaines n'ont aucun intérêt.
- D'autres sont intéressantes mais ne vont pas me changer.
- D'autres sont intéressantes et vont me changer : il peut ou pas y avoir un changement au moment de la découverte, mais dans tous les cas, si la chose n'est pas anecdotique, il faudra des rêves pour résoudre les problèmes correspondants.
Premier exemple
- J'ai 28 ans. Je me lève le matin et j'observe une tache au centre de l'œil gauche. Je vais en cours normalement et observe que cette tâche reste. Entre midi et deux heures, j'en parle à un copain prof d'histoire. Il m'engueule : « Tu prends ton après-midi et tu vas voir un ophtalmologue !!! » Bien évidemment, il a raison. Je vais voir la proviseure, je lui parle de mon problème et je prends mon après-midi.
Je vais consulter. On me fait des examens : un fond de l'œil. L'ophtalmologue ne me dit rien et me donne rendez-vous un mois après. Dans les jours qui suivent, ma tâche rouge devient marron marron. Puis petit à petit, semaine après semaine, la tâche disparaît. Je vais donc voir mon ophtalmologue, mais juste par politesse, parce que j'avais pris rendez-vous.
J'explique à mon ophtalmologue que je n'ai plus rien et que mon œil voit parfaitement bien. Elle est très surprise de ce que je lui raconte car, selon elle, c'est impossible : on ne peut pas guérir de cette chose-là. Je regarde le plafond qui est blanc pour vérifier qu'il n'y a vraiment plus rien à mon œil gauche et c'est le cas. Je lui réponds que mon œil voit parfaitement bien. Nous insistons tous les deux puis elle me dit : « Vous voulez savoir ce qu'est un miracle ? Eh bien c'est ça car c'est impossible. C'est une partie connue de la médecine. »
Je crois dans un premier temps qu'elle plaisante en parlant de miracle. Il n'y a bien sûr aucune raison à cela. Dans un second temps, je pense alors qu’elle me teste pour savoir si je suis crédule. Il n'y a pas plus de raisons à cela.
Je suis très virulent envers ma docteure, car je suis persuadé que ces choses-là n’existent pas. Alors même que je ne me suis jamais intéressé au miracle, que je ne connais rien à la médecine, que je me sais inapte à tout ce qui est humain, je crois connaître le sujet mieux que la docteure. Je rentre chez moi et comme je prépare l’agrégation de physique, je ne m’occuperai pas de cela.
Très étrangement, entre deux et quatre ans après cette scène, je l'oublierai. Je trouve particulièrement curieux d'avoir un miracle, de ne pas y croire malgré la totale compétence de l'ophtalmologue, puis de l'oublier assez rapidement.
Deuxième exemple
- Le même rêveur que dans le paragraphe précédent a un rêve qui parle de sa vie. Il est en trois parties : son adolescence, jeune adulte puis plus âgé. Nous ne décodons pas la deuxième partie.
Quelques mois après, nous revenons sur ce rêve, mais avant cela, il me parle de psychiatres qu’il a eus quand il était jeune adulte. Il pense que c’est à cause d’eux qu’il a un problème de thyroïde (à cause des médicaments qu’ils lui ont fait prendre). Avec cette nouvelle information, la deuxième partie de son rêve devient décodable. Son rêve lui explique que ces psychiatres ont fait des dégâts dans son psychisme, ce qu'il comprend. Très probablement en lui faisant croire que son problème est plus important que ce qu'il en est.
C'est un exemple où la non-connaissance d’une scène du passé rend impossible le décodage du rêve. C'est pour cela que l'on doit chercher des scènes oubliées du passé quand on fait un travail sur soi.
Dans le premier exemple, se souvenir du fait que j'ai un miracle ne va pas changer grand-chose sur mon psychisme car il n'y a aucune problématique correspondant à cela. Je vais bien sûr voir le monde autrement.
Dans le deuxième exemple, le rêveur va changer même si lui et moi ne savons pas sur quel point les choses vont évoluer.
c) Avez-vous découvert des choses sur vos parents ?
Vous devez découvrir des scènes avec eux, des scènes que vous avez oubliées. Vous pouvez aussi découvrir l’importance de scènes que vous n’avez pas oubliées, mais que vous croyiez anodines. Vous pouvez aussi comprendre différemment des scènes que vous avez vécues (et non oubliées). Jeune, vous ne les aviez pas réellement comprises.
Vous pouvez aussi découvrir des traits de caractère que vous ignorez d’eux ou que vous croyiez sans conséquence pour vous alors que ce n’était pas le cas.
Ces découvertes peuvent se faire dans les deux sens :
- D'une manière générale, vous devez d'abord découvrir les scènes ou caractéristiques de vos parents et cela permettra après de décoder des rêves parlant de celles-ci. Il faut donc passer du temps pour retrouver ces scènes.
- C'est plus rare mais cela peut fonctionner dans l'autre sens. C’est en décodant vos rêves que vous apprenez des choses de vos parents. Cela a été le cas pour mon sommeil, par exemple. J'ai également découvert la froideur d'un de mes parents, chose que je n'avais jamais vue. Après ce rêve, une scène m'est venue et effectivement, cette froideur existait.
Dans ce deuxième cas, la compétence nécessaire sur l'interprétation des rêves est bien plus importante. Il faut maîtriser son art.
d) Avez-vous changé ?
Normalement, c'est le but du jeu.
En travaillant sur vous, vous pouvez faire de la psychologie ou de la psychothérapie, mais ce n'est pas la même chose.
Contrairement à ce que l'on pense, ce discernement entre les deux est très difficile.
Pour être sûr que vous changez :
- Les personnes autour de vous voient ces changements et doivent vous le dire sans que vous leur demandiez. Ils vous parlent de cela car ils en sont très étonnés. Ils vont vouloir vous demander ce qu'il s'est passé.
- Vous devez le voir. Cela doit être clair et vous devez être étonné par ce changement. Et il va falloir vous adapter à cette nouvelle manière d'être.
Quelques exemples :
- J'ai eu des rêves parlant de mon intérêt pour les armes. C'était pour réduire cet intérêt. Plus tard, quand j'ai visité le musée des Blindés à Saumur, je pensais que j'aurais eu énormément de plaisir à voir ces chars et j'ai été très étonné, car cela m'intéresse, mais sans plus.
- Une connaissance a fait cinq séances avec moi. Il y avait une dizaine de rêves par séance. À chaque séance, un ou deux rêves parlaient de sa froideur, ou de la froideur de son père. Il a été fort étonné de voir que maintenant, quand il va aux puces, il parle facilement avec tout le monde. Il m'a dit : « C'est bizarre, tu m'avais dit qu'il faudrait beaucoup de temps pour cela. »
- Cette même personne a été informée par un de ses rêves (une fois décodé) qu'il était puéril. C'est le premier exemple du a). Le lendemain, il me rappelle pour m'expliquer son étonnement face à cette découverte !
Il ne m'a pas parlé d'un changement : on ne s'est rencontrés que quelques fois. Cependant, entre la prise de conscience et l'action du rêve, celui-ci doit exister inévitablement. Je ne l'imagine plus rentrer dans un magasin de jouets, sauf pour chercher un cadeau.
- J'ai eu des rêves me parlant de mon excès d'humour. Je pensais que la piste que nous avions prise était fausse. Une semaine après, je suis très étonné, car je ne raconte plus mes blagues. Je suis très surpris par le fait que ce soit le moteur à raconter les blagues qui n'est plus, alors que je connais toutes mes blagues par cœur. Je les ai en tête, mais je n'ai plus aucune envie de les raconter.
On peut passer une vie sans avoir ce genre d'étonnement.
- Après un an à travailler sur moi avec les rêves, un de mes amis me dit : « C'est bizarre, tu en parles bien maintenant de ton père ? » Mon discours a changé, et bien évidemment mon ami l’a vu. Moi, je savais que je ne détestais plus mon père et j'avais eu un rêve qui me disait que c'était fini avec lui. Sa remarque est une confirmation du fait que le travail sur mon père est fini.
- Dans la première partie de ce site, dans le chapitre « Les grands rêves », je parle de mon plus grand rêve. Il me change radicalement mon rapport au sommeil : lorsque je me réveille la nuit, je n'ai plus mal à la tête. Ainsi, ce changement est visible la nuit d'après la bonne interprétation de ce rêve.
De plus, après ce changement, lorsque je conduis la nuit, je peux avoir des micro-endormissements, ce qui ne m'était jamais arrivé avant. Je dois alors gérer cette nouvelle manière d'être.
Cette quatrième partie, ce d) est très facile à comprendre intellectuellement, mais particulièrement difficile à intégrer. Surtout si vous faites un travail sur vous depuis des années.
C'est l'ego, la partie négative de notre inconscient qui nous veut en échec (pour son compte, c'est notre ennemi). Il a un grand pouvoir pour nous influencer et nous faire croire que nous progressons.
Comme je travaille à l'éducation nationale, j'ai la chance d'avoir les grandes vacances d'été. J'ai ainsi une période privilégiée pour faire mon travail sur moi : il fait bon, la journée dure longtemps et j’ai du temps. J'utilise cette période pour faire des bilans sur le travail que je fais sur moi, sur mon évolution. Cela ne veut pas dire que je ne fais qu'une seule série de bilans par an.
- Les cinq premières années à décoder mes rêves, mes progrès étaient clairs et il était facile de les mettre en évidence. Je ne bâclais cependant pas leur estimation. J'ai essayé de décrire au mieux les progrès que j'avais faits. Je comparais comment j'étais l’année précédente en m'en souvenant, mais aussi en regardant ce que j'avais écrit à ce propos un an plus tôt.
Je faisais une analyse d’écart. Puis après les progrès ont été beaucoup plus lents mais j'ai continué à faire ce type de bilan.
- Durant les premières années, il me semblait que je réduisais certains de mes problèmes mais en même temps, j’en découvrais d'autres (que je n'avais pas perçus avant). C'était déroutant de progresser sur un point et de découvrir que j'en avais deux ou trois autres de plus à travailler.
Ainsi la liste des points que je surveillais augmentait.
Parfois les évolutions allaient dans un sens non souhaité, je régressais Par exemple, jeunes (25 à 35 ans) ),j'arrivais à réchauffer n'importe quelle glace quand je rencontrais des gens. J'ai peu à peu perdu cette aptitude. Il est difficile de savoir si je me suis adapté à la situation actuelle ou si c'est principalement moi qui ai changé de manière négative. Cette prise de conscience me permet, face à mes rêves, de chercher cette piste-là : me décrivent-ils froid ?
Dans cette deuxième manière de faire, j'évolue chaque problème depuis sa découverte et pas par rapport à l’année précédente. Lorsque des personnes autour de moi me faisaient part de certains défauts qu'elles voyaient en moi, j'écrivais cela à la suite de mes bilans sur le même fichier.
Je fais bien sûr les deux types de bilan.
- Durant une dizaine d’années, tous les quatre à cinq mois, je faisais le bilan de ce qui s'était passé en classe de seconde où, en quelques jours et sans aucune explication, j'avais perdu mon sommeil, mon don et mes aptitudes sportives. Je passais alors quelques jours à ne m'occuper presque que de cela. Je faisais l'inventaire de mes connaissances sur tout ce qui s'était déroulé à cette période-là. Je cherchais à compléter cela par de nouvelles informations. J'organisais des soirées à thème : je cherchais à me remémorer (ou à comprendre différemment) des scènes situées entre un an avant et un an après mon catastrophique changement à 16 ans. C'était le début, je cherchais des informations.
Les premières fois, j'avais le sentiment que cela ne servait à rien car je répétais les mêmes choses. Après un certain nombre d'années, j'ai constaté que mes bilans étaient plus fournis. Peu à peu, je découvrais des choses, ce qui m'a poussé à poursuivre. Cette notion de temps consacrée à ce travail est importante.
Puis, j'ai fini par retrouver une petite scène, un mince souvenir que j'avais oublié. Je l'ai exploité à fond. J'ai alors su qui était responsable de ce qui s'était passé à cette époque-là. C'est la première découverte significative que ce travail et tous ces bilans ont permise. Le fait d'y revenir, encore et encore, a peu à peu fait ressurgir ce souvenir. Il s'agissait là d’un bilan ciblé sur mon principal problème.
Après cette découverte, la recherche a changé d’objectif. Je ne cherchais plus de nouvelles scènes, je cherchais à comprendre comment ma mère avait pu m'agresser sans que je le voie. Avec tout ce travail, j'étais totalement sûr de ne pas avoir vu la scène. Je savais que ce n'était pas le refoulement qui m’empêchait d’y accéder.
Quand j'ai commencé à travailler sur moi en 2004, après quatre séances individuelles, j'ai fait du collectif. C'était du psychocorporel. Durant le troisième week-end de stage, j’ai découvert le refoulement. La chose était hallucinante. J'ai décrit cela ailleurs, dans la deuxième partie de ce site. J'ai fait un débriefing de cette scène (de quelques dizaines de secondes) : un débriefing de deux fois deux heures.
Je savais que ma vie était en jeu, car cette scène prouvait d'une manière absolue que l'on ne risque pas de se guérir facilement. J'ai donc préparé un plan de bataille. Pendant au moins un mois, j'y ai consacré deux heures par jour. Je savais que de la qualité de ce plan de bataille découlerait l'échec ou la réussite : l’échec correspondant pour moi au suicide, car cela ne servait à rien de vivre avec un pareil sommeil.
Au bout de deux ans à travailler deux heures par jour, j'étais en échec. Mon sommeil allait mieux, mais j'avais désormais peur de mes élèves et je ne me sentais pas mieux dans ma peau. À cette époque, c'était le début de mon travail sur moi avec Christiane (avec les rêves). À cause de cet échec et de mon « refus » de le voir malgré tout mon travail, je cherchais une méthode me permettant de faire un bilan sur moi incluant ce refoulement (ici, ce refus de voir les choses en face) : comment discerner quand on refoule ?
Si vous n’avez pas une expérience personnelle du refoulement, il doit être difficile de comprendre ce que je raconte. Je ne trouvais aucune méthode et je ne savais pas s'il n'y en avait pas, si je n'étais pas assez bon pour la trouver ou si je n'avais pas encore pris assez de temps pour la découvrir. J'en ai parlé avec Christiane qui m'a dit qu'il n'y en avait pas : « Le conscient n'a pas cette aptitude-là. Seul notre âme sait si on progresse ou pas. » Sa réponse m'a parfaitement convenu.
Ainsi, je vous affirme qu'il faut faire des bilans tout en sachant qu'ils ne peuvent pas être totalement corrects, quels que soient les efforts que vous fassiez.
Si votre situation n'est pas critique, si vous ne souffrez pas trop, considérez que cette petite partie n'est pas très importante et faites des bilans.
Si votre situation est plus délicate, mettez ce IV) quelque part dans votre mémoire.
Cette partie est une ébauche
Ce sont bien sûr des rêves de feedback qui vont vous informer pour vous dire si vous progressez ou pas et où vous en êtes sur votre travail sur vous. Ces rêves ne parlent pas de votre capacité à décoder (ou pas) vos rêves. En effet, même si c'est déjà bien, vous pouvez décoder vos rêves et ne pas progresser. Dans ce cas, ce ne sont pas vos aptitudes qui sont en jeu, c’est ce qui se passe entre l'âme et l'ego.
On peut classer ces rêves en deux types :
- Des bilans relatifs : ils indiquent si vous progressez ou pas. Si vous progressez, ils peuvent préciser dans quel domaine.
- Des bilans absolus : ils sont plus rares, mais indiquent où vous en êtes dans votre travail sur vous.
1) Bilans relatifs
Premier exemple
(1) Il y a un passage de grade et je leur dis que moi je n’ai pas de ceinture marron (ou noire, le rêve n’est pas clair ici) tout en me disant que je pratique les arts martiaux (un petit sentiment de frustration).
(2a) Je pars avec eux vers le tatami.
(2b) Sur les contours du tatami, il y a plein de gens en kimono avec une ceinture bleue non mise, peut-être quelques autres avec une ceinture de couleur non bleue (ni marron ni noire).
(2c) On monte vers les gradins (peu inclinés) pour observer.
(3) Je leur dis que je n’ai pas de ceinture noire, mais dans un ou deux ans, je peux en avoir une.
Dans le domaine des arts martiaux, la ceinture noire, le premier dan, indique que l’on est initié. Il faut au moins un deuxième dan pour enseigner. Les ceintures de couleurs et les différentes ceintures noires mesurent un degré de savoir.
Dans le (1), on voit une personne qui travaille mais qui, malgré son travail, n'arrive pas à avoir sa ceinture noire. Il y a une petite frustration de ne pas y arriver. L'auteur de ce rêve pratique des arts martiaux et fait ce qu'il faut pour progresser.
Le (1) parle au second degré du travail psychologique que fait le rêveur, mais qui ne donne pas ses fruits.
Le (3) indique que le travail va porter ses fruits. La durée indiquée a toutes les chances d'être symbolique.
Le (2a) monter sur le tatami se décode par apprendre puisque c'est sur un tatami que l'on pratique, que l’on apprend un art martial.
Le (2b) parle de beaucoup de parties du rêveur qui n'apprennent pas puisqu'elles ne sont pas sur le tatami. De plus, soit elles n’ont pas de ceinture, soit ont des ceintures de couleurs (autres que bleue, marron et noire) : donc de peu de valeur.
Le (2c) parle aussi d'apprendre car on apprend en observant : soit ses rêves, soit les gens pratiquer, suivant qu'on est au premier degré ou au second.
Le rêveur avance mais très lentement.
Deuxième exemple
(1) On doit faire un exposé sur la cellule vivante (SVT).
(2) Je me dis : « Mais tout ce qu’il y a à raconter sur la cellule ! » (grande quantité d’information). Il y a des groupes de feuilles écrites. J’ai un livre assez long. Je me dis : « Il faut que je raconte le cytoplasme, l’endoplasme, … »
(3) Je fais l’exposé avec une autre personne qui travaille dans son coin (pas loin de moi). J’écris des choses, elle aussi sûrement. Je vais voir quelqu’un qui me dit qu’il y a beaucoup de choses à écrire.
Dans le (1), la cellule vivante symbolise le rêveur. L'exposé symbolise la connaissance que le rêveur doit encore acquérir, c'est-à-dire la quantité de rêves qu’il doit encore décoder.
Le (2) parle de tout le travail qui a déjà été fait et de ce qu'il y a encore à faire.
Le (3) code l’âme et le conscient qui travaillent chacun de leur côté.
Le (4) est comme le (2) : il parle de beaucoup de travail à faire.
Le rêveur doit prendre conscience de la quantité énorme de travail qu'il a fait et qui doit encore faire.
Troisième exemple
(1) Il y a un grillage, ou de l’autre côté il y a des gens qui sont morts. J’en vois un qui est là, juste derrière le grillage. On peut se toucher. Je vois peut-être un bras squelette de mon côté.
(2a) Puis on les voit de moins en moins. (2b) Ils les mettent au fond. (2c) Puis on ne les voit plus.
Le (1) parle d’une barrière infranchissable entre deux côtés du rêveur. Ce qui est mort décrit ce qui n'existe plus. Cependant, cela se voit, cela peut se toucher, c'est-à-dire que c'est encore un peu là.
Le (2abc) parle d’une évolution en trois étapes, les défauts qui revenaient de temps en temps, se voient de moins en moins, puis plus du tout.
Ce rêve parle d'une évolution irréversible (il y a un grillage) : les défauts ne peuvent pas revenir. Puis se voit de moins en moins, puis ne se voit plus.
Ce rêve ne précise pas le défaut en particulier, il est généraliste.
Le rêveur progresse.
Quatrième exemple
(1) J'arrive avec un copain sur la terrasse de Garrigouille. Il y a des vélos : un des vélos a de la guideline noire mal mise, qui se barre. L’autre, c'est un vélo d'enfant. Je ne sais pas à qui ils sont.
(2) Je crois qu'il y a ma mère et en fait non. Je rentre dans le séjour et il y a ma sœur à côté d’un petit enfant qui est assis dans le fauteuil où j'étais quand je regardais la télévision. Ma sœur est proche de la télé (que je ne vois pas). J'ai envie de dire : « Elle est pas là la mère ? » parce que bon, elle est morte (et j'en suis plutôt content).
(3) Ma sœur me donne des chocolats. Elle me dit : "Va en proposer à Claude" (mon beau-frère que j’aime bien) qui est pas loin.
(4a) Je vais au bout du terrain. J’ai dans les mains ces feuilles avec du chocolat dessus et j'ai peur de les faire tomber (3 chocolats sur une feuille droite et un peu plus sur l'autre feuille à gauche).
Claude est en train de travailler. Il me voit et est content de me voir. Il vient vers moi. Son visage est jeune. Il est en train de mettre des cairons il y a peut-être des barres métalliques pour solidifier tout ça. Il fait une petite construction. Je crois me rappeler qu'effectivement il fallait faire cette construction.
(4b) Par contre, ce que je vois, c'est le tout début de la construction et les cairons sur le sol ne sont pas tout à fait plats.
Dans ce rêve, nous voyons 4 changements : des vélos qui n'étaient pas là avant, la mère qui est morte, un enfant qui apparaît et un début de construction.
- Les vélos : ils ne renseignent pas sur ce qui a changé ; positif ou négatif ? On ne sait pas.
- La mère qui est morte : là il s'agit de quelque chose de positif. Cela peut parler de la fin du travail sur la mère. Les dégâts qu'a causé la mère sur le rêveur ne sont plus. Mais je n'y crois pas.
- L’enfant : il y a deux possibilités Un côté puéril qui arrive, dans ce cas le changement est négatif. Cela peut aussi être l'enfant intérieur, union du conscient et de son âme et fruit du travail que fait le rêveur sur lui. Comme regarder la télévision symbolise souvent regarder ses rêves et comme cet enfant est sur le fauteuil que le rêveur avait quand il était jeune et regardait la télé, la deuxième piste semble nettement plus probable. C'est une piste positive.
- Le début de construction : le rêveur a une bonne opinion de Claude et de sa sœur (qui dans bien d’autres rêves codait son âme). Claude est en accord avec le ‘JE’ dans le rêve. Et la sœur du rêveur est en accord avec Claude puisqu'elle lui apporte des chocolats.
Le (4b) renseigne sur le fait que ce n'est que le début d'un changement. Les fondations ne sont même pas finies.
Je ne vais pas décoder plus le rêve. Cependant le rêveur change clairement.
Le chiffre 12
(1) Il y a un gars qui a tourné en rond. On voit une maison faite d’une seule pièce sans toit et ce gars a tourné en rond dans cette maison. Il prend sa lunette astronomique de 60 mm et regarde le ciel (qui est sombre).
(2) Tout d’un coup il voit la planète Mars et sa lunette grossit et devient une lunette de 127 mm.
J'ai déjà présenté ce rêve ailleurs sur ce site.
Les chiffres 60 et 127 correspondent bien à des diamètres standard en astronomie amateur. 127 mm correspondent à une lunette de 5 pouces de diamètre: un pouce fait 2,54 cm. Le multiplié par 5 donne 127.
Observer dans le ciel est un grand classique pour dire regarder dans l’inconscient. Regardez dans la lunette astronomique, c'est regarder ses rêves pour essayer de les décoder.
Nous voyons le chiffre 6 qui parle d'inconscience. Le chiffre 7 qui parle de conscience et le 12 qui décrit quelque chose qui est fini, d’un problème qui est réglé.
Pendant des mois et des mois, le rêveur a eu des rêves de guerre (assez courts) mais n'a pas été capable de les décoder. Puis, il y a eu d'autres mois sans rêves de guerre. Le rêveur ne savait pas ce que cela voulait dire. D'où venait l'arrêt de cette récurrence ? Un de ces rêves a-t-il été décodé, ou devant l'incapacité du rêveur à décoder ses rêves, son âme a-t-elle arrêté de lui en envoyer ?
Puis il a eu deux rêves plus longs, plus instructifs, et il a réussi à en décoder un, puis l’autre. Ces rêves parlaient de la violence de ses parents quand ils se disputaient. C'était pour régler les problèmes que ces scènes violentes lui avaient causés. Si le rêveur avait cherché les scènes de son enfance avec plus de perspicacité, il les aurait retrouvées et il aurait moins galéré à décoder cette série de rêves.
Le (1) parle des recherches fructueuses : tourner en rond ou avoir une lunette de 60 millimètres quand on regarde le ciel. L'âme lui dit aussi que ce n'était pas toi (sans toit). Le rêveur n'a pas participé à cette guerre.
Le (2) parle de sa découverte. Il a vu Mars (Dieu de la guerre), c'est-à-dire cette guerre, ces violentes disputes. Si la lunette est plus grosse, c'est qu'on y voit mieux avec. Le 7 du chiffre 127 décrit la prise de conscience et le 12 lui indique que le problème est réglé.
Le rêveur a résolu un de ses problèmes.
2) Bilans absolus
Les parents
À force d’avoir des rêves décrivant vos parents dans le passé, vous aurez pour chacun d’eux un rêve qui va vous informer que pour lui, c’est fini.
Ainsi, vous aurez deux rêves particuliers. Celui qui vous dit que vous avez résolu tous les problèmes liés à votre père et celui qui vous dit que vous avez résolu tous les problèmes liés à votre mère. Bien évidemment, si vous ne les avez pas décodés, ils vont revenir, mais en fait ce seront les mêmes codés différemment.
Si ces deux problèmes que chacun d'entre nous avons, ne sont pas réglés rapidement, il y aura alors des rêves qui indiqueront que vous n'arrivez pas à les régler.
Pour le père, je ne sais pas. Mais pour la mère, vous risquez fort de rêver d'un endroit, une grotte par exemple, de laquelle vous n'arrivez pas à sortir. Cela code une sortie de l'utérus, c'est-à-dire une libération de la mère, qui ne se fait pas.
Le chiffre 13
Le chiffre 13 est le premier (si on enlève ceux du tout début) des chiffres qui informe le rêveur d’où il en est dans son évolution globale dans son travail sur lui. C'est un peu comme notre âge qui nous indique où nous en sommes dans notre vie. Avoir 13, ce serait avoir son bac : le premier diplôme que l’on a.
(1) Un gars regarde ma copie et cela vaut 13. Elle est écrite en rouge. On voit deux pages, presque rien sur la gauche, un mot qui ressemble au mot ‘treize’, mais ce n'est pas sûr que ce soit treize.
(2a) De l'autre côté, en haut, il y a un tableau d'une ligne, il y a quelque chose dans la première case.
(2b) Si on tourne la page, il y a des choses avec des visages.
(3) 13 c'est moyen, je lui ai dit que je n'avais pas révisé. Je suis comme en DEUG, je suis bon, mais ne travaille pas trop.
Pour le chiffre 13, on ne peut pas se tromper car il apparaît trois fois dans ce rêve. De plus, il est associé au savoir.
Traduction du rêve
Le (1) parle de connaissance de soi (copie) et de quelque chose qui a été corrigé (écrite en rouge et cela a été noté donc corrigé) : des défauts, des inaptitudes, des souffrances ne sont plus, bien sûr, par le bon décodage des rêves précédents. On voit que le chiffre 13 qualifie, évalue de combien les choses ont changé.
Le (2a) parle de l’ego : les termes haut, une et un le montrent. Cette partie-là pointe du doigt l’existence de l’ego dans le psychisme du rêveur.
Le (2b) parle de continuer son travail sur soi. On peut comprendre la première partie, tourner la page, par : passer à autre chose. Pour ce qui est des visages, ce symbole parle d'identité car c'est avec le visage que l'on reconnaît quelqu'un. Cela peut être, si le rêveur continue à travailler sur lui, sa véritable identité ou celle de son âme.
Le (3) ressemble un peu au (1). Le terme DEUG (Diplôme d’Études Universitaires Générales) confirme que cela parle bien de connaissance (copie et DEUG parlent de savoir sur soi) et le 13 évalue cette connaissance. Cette partie dit que 13 c'est moyen, il faudra travailler pour avoir mieux que 13.
L'auteur de ce rêve a eu 13 de moyenne à son DEUG quand il était plus jeune. Il n'a pas beaucoup bossé pour ce DEUG. Ce qui peut se traduire par il n'a fait qu'une partie du travail sur lui : il lui reste encore du travail à faire.
Le rêveur a franchi une première étape dans son travail sur lui : il a eu son bac.
Le chiffre 144
Le chiffre 144 est le deuxième des chiffres qui informe le rêveur d’où il en est dans son évolution globale dans son travail sur lui. 144, c’est 12 fois 12. Le chiffre 12 indiquant qu'un problème a été résolu. 144 veut dire plein de problèmes résolus, plein de 12.
(1) Je suis sur un talus de sable. Je suis avec une copine (à ma droite, je ne la vois pas) et des femmes passent sur la plage. Je leur fais coucou.
(2) Une femme est en bas du talus, je vois ses chaussures à talons (bien féminins). Je lui donne la main et elle monte. Elle me dit : « Mais Philippe, qu'est-ce que c'est ? Il paraît que tu dragues tout le monde ! » Je suis gêné et lui demande de ne pas parler de cela devant tout le monde.
(3) Je lui explique que j'aimerais bien être avec quelqu'un et c'est donc normal que je drague. Si j'en drague une tous les mois, cela va. Je lui dis qu'il y a 12 ans que je suis sur OVS, cela fait combien 12 fois 12 ? Elle me dit qu'elle ne sait pas. Je lui réponds 144.
(4) Je lui dis : « Je t'ai dragué, toi ? » Elle me dit non. J'ai dragué untel ? Elle me dit non.
(5) Je lui dis : « Moi, ma situation, je ne la trouve pas bien. » Un gars me dit : « Moi c'est pareil » (de ne pas avoir de copine). Je le trouve vachement honnête de dire cela.
Quand j'ai fait ce rêve, je me suis dit : « Mais pourquoi mon âme veut-elle me préciser que 144 c'est 12 fois 12 ? C'est une information que je trouve instantanément, d'autant que j'attends ce genre de chiffres dans mes rêves pour évaluer mes progrès. » À cette époque, je n'avais pas encore découvert la signification du chiffre 4, qui est assez équivalente à celle du chiffre 1. Pendant quelques années, je suis resté face à ce mystère. Puis, j'ai eu des séries de rêves avec ce chiffre 4 que je ne savais pas décoder, Christiane n'ayant pas non plus découvert sa signification précise. Quand j’ai enfin compris son sens, il est devenu évident que le chiffre 144 pouvait avoir un sens très négatif lié à l’ego (répété trois fois), alors qu’il représente pourtant le 12 fois 12, un très bon chiffre.
C’est le (3) qui est la partie la plus importante de ce rêve. L’allégorie utilisée par l’âme est la rencontre extérieure pour parler d’une rencontre intérieure : l’accord âme-conscient. 12 ans à 12 mois par an, cela fait 144 mois (avec le jeu de mots mois pour dire moi). Le terme draguer correspond à décoder ses rêves pour se transformer.
Traduction du rêve
(1) Je suis sur un talus de sable. Je suis avec une copine (à ma droite, je ne la vois pas) et des femmes passent sur la plage. Je leur fais coucou.
(2) Une femme est en bas du talus, je vois ses chaussures à talons (bien féminins). Je lui donne la main et elle monte. Elle me dit : « Mais Philippe, qu'est-ce que c'est ? Il paraît que tu dragues tout le monde ! » Je suis gêné et lui demande de ne pas parler de cela devant tout le monde.
(3) Je lui explique que j'aimerais bien être avec quelqu'un et c'est donc normal que je drague. Si j'en drague une tous les mois, cela va. Je lui dis qu'il y a 12 ans que je suis sur OVS, cela fait combien 12 fois 12 ? Elle me dit qu'elle ne sait pas. Je lui réponds 144.
(4) Je lui dis : « Je t'ai dragué, toi ? » Elle me dit non. J'ai dragué untel ? Elle me dit non.
(5) Je lui dis : « Moi, ma situation, je ne la trouve pas bien. » Un gars me dit : « Moi c'est pareil » (de ne pas avoir de copine). Je le trouve vachement honnête de dire cela.
Le rêveur a franchi une deuxième étape dans son travail sur lui : il a eu sa licence.
Avertissements
- Cette partie ne concerne que les gens expérimentés. Elle ne vous intéressera que s’il y a des années que vous avez plusieurs rêves par semaine. Vous êtes connu et reconnu pour votre capacité à les décoder et pour votre efficacité à aider les autres. Vous vous êtes enlevé des problèmes, des défauts et pour certains d’entre eux, vous commencez à oublier que vous les avez eus.
- Pour vous expliquer ce très gros bémol, je suis obligé de vous expliquer une partie de ma vie et de ce que tous ces rêves ont changé chez moi. Je ne peux pas faire autrement.
À 12 ans, une scène à caractère ésotérique (c'est ce qu'il m’a semblé initialement) me donne un don pour faire des maths, de la physique, et rien d'autre.
À 16 ans, sans aucune explication, je perds ce don : je ne comprends plus rien en maths !!!
Mon sommeil se transforme en enfer, et quand je fais du sport, ce n'est plus du tout pareil.
Je m'aperçois progressivement et cela devient clair vers 18 ans que j'ai un autre problème (je préfère ne pas vous le préciser). S'il reste (car je crois définitif mon problème de sommeil), il sera tout aussi infernal que celui-ci. Ce deuxième problème n'a pas plus d’origine apparente que le premier.
Ainsi, à cause de cela, je me trouve bizarre. Jusqu'à 16 ans, je crois que j'aurai la plus belle vie du monde et à partir de 16 ans, je pense que ma vie est fichue.
À 12 ans, une scène à caractère ésotérique (c'est ce qu'il m’a semblé initialement) me donne un don pour faire des maths, de la physique, et rien d'autre.
À 16 ans, sans aucune explication, je perds ce don : je ne comprends plus rien en maths !!!Mon sommeil se transforme en enfer, et quand je fais du sport, ce n'est plus du tout pareil.
Je m'aperçois progressivement et cela devient clair vers 18 ans que j'ai un autre problème (je préfère ne pas vous le préciser). S'il reste (car je crois définitif mon problème de sommeil), il sera tout aussi infernal que celui-ci. Ce deuxième problème n'a pas plus d’origine apparente que le premier.
Ainsi, à cause de cela, je me trouve bizarre. Jusqu'à 16 ans, je crois que j'aurai la plus belle vie du monde et à partir de 16 ans, je pense que ma vie est fichue.
Jusqu'à 38 ans, je suis bien incapable de faire un travail sur moi. Que dire à un psy : « Il ne s'est rien passé et j'ai une vie de souffrance ! »
Puis je commence à travailler sur moi (je fais une école de psychothérapie). Au troisième week-end, je découvre le refoulement. C'est une scène exceptionnelle. Elle m'informe sur le fait que je suis une toute petite partie de mon propre psychisme et que je ne risque pas de me guérir facilement. Je fais un gros débriefing de cette scène puis prends un mois pour préparer un plan de bataille, un plan de survie.
Je travaille alors tous les jours et pendant 8 ans ce sera aux limites de ce que je peux faire, après bien moins.
Au bout de deux ans, je suis en échec et il me semble que le psychocorporel n’est pas une bonne voie (sauf à court terme, pour parer au plus pressé).
Puis je découvre une femme qui peu à peu se révélera exceptionnelle. Comme elle n'est pas chère, je peux donc passer avec elle, autant de temps que nécessaire sur mes rêves. De plus, je vais acquérir une certaine autonomie car mon intuition me dit que c'est moi qui vais découvrir l'origine de mon problème de sommeil.
Les cinq premières années avec elle, je fais un bilan annuel qui montre de nets progrès. J'ai l'impression que ces progrès sont bien supérieurs à ce que les autres ont (quand ils en ont). Cependant, je n’ai strictement rien sur mes deux problèmes principaux alors que je souffre.
Puis cinq ans après, avec toujours le même débit de rêve, je commence à stagner.
Je ne fais un travail sur moi qu'à cause de ces deux problèmes. Sans ces deux problèmes, le reste n'est pas important. J’aurais été un gars lambda qui a des problèmes comme tout le monde. Je n'aurais jamais eu l'idée d'aller voir un psy.
Un peu après, je finis par comprendre autrement une scène récurrente et cela m'enlève au moins la moitié des difficultés que me cause mon deuxième problème. J'ai un rêve et un seul, pour continuer à résoudre cette difficulté. Puis cela s'arrête là : j’ai toujours autant de rêves mais aucun sur ce sujet. Je n'ai aucune explication à cela. C'est bizarre, mais je ne comprends pas. Christiane non plus.
Après 11 ans de travail avec Christiane (il y a un arrêt d'une année car je me croyais autonome), celle-ci finit par m'indiquer qu'elle ne veut plus travailler avec moi. Je suis pour elle un total mystère. De plus, mes rêves sont compliqués et ça ne lui fait pas plaisir de travailler avec moi. Il y avait déjà pas mal de temps que j'avais compris que ça n'allait pas. Je profitais des dernières séances avec elles pour apprendre un maximum de choses avant de devenir autonome.
Ainsi, après 11 ans de travail sur moi avec les rêves et presque 10 000 rêves, mon sommeil n'a pas changé. Mon deuxième problème est moindre, il me fait moins souffrir mais je ne peux pas plus profiter de la vie (sur ce point-là).
Ni Christiane, ni moi ne savons expliquer cela.
Pour le reste, j'ai changé sur des dizaines de points. Je ne ressemble plus au Philippe initial. Une personne qui ne m'aurait pas vu pendant 11 ans pourrait être fort surprise de cela.
Deux ans après, et un peu plus de 11000 rêves, J'arrive à en décoder un qui m'explique comment ma mère m'a agressé sans que je ne puisse voir la scène. Durant ces deux années, aucun rêve pour diminuer ma souffrance ! Aucun autre rêve pour mon deuxième problème !
Un an après arrivent mes premiers rêves pour réduire mon problème de sommeil. Je vous ai mis ces rêves dans la première partie de ce site.
En 2025, j'ai 16 000 rêves et il y a toujours autre chose à faire que de s'occuper de mes deux problèmes principaux. Mon sommeil va clairement mieux mais il n'est pas totalement réglé.
Ces autres changements ne m'intéressent pas !
Il n'est absolument pas possible que mon âme ne puisse pas me donner les rêves pour totalement résoudre ces deux problèmes. Ce n'est ni une difficulté pour mon âme à trouver les solutions, ni une difficulté pour moi à décoder les rêves.
Je comprends alors quelque chose de très particulier. La partie de mon inconscient qui m’envoie les rêves n'est pas une âme comme me l’a expliqué Christiane (et comme je l'ai expliqué dans la deuxième partie de ce petit site).
C'est un autre ego : il ne s'intéresse qu'à lui !
Je revois alors d'un autre œil, certains de mes rêves.
- Pour quelques uns, une fois décodée (et je suis sûr de mon coup) ce qu'ils disent est un mensonge.
- Pour d’autres car j’ai moi aussi voulu de ces petits changements, il ne me les a pas ou à peine accordé. Par exemple j'aime beaucoup les arts martiaux mais je ne suis pas très bon dans ce domaine. J'ai eu une paire de rêves pour un peu m’améliorer et pas plus. Il aurait été normal qu'il travaille un peu pour moi avec tout ce que j'ai travaillé pour lui.
- D'autres rêves m'ont expliqué que tout n'était pas pour moi, alors qu'en fait tout est toujours pour lui.
- L'un d'eux me raconte qu'il n'est pas une partie à qui on demande de faire quelque chose et qui me l'accorderait sur simple demande.
Avec tout ce que j'ai fait pour survivre, je trouve cela hallucinant.
Ce personnage qui pourtant se qualifie de positif (dans un de mes rêves, en début de travail sur moi, il se décrit comme un grand moine bouddhiste mais pas le Dalaï Lama) est en fait un autre ego : il ne s'intéresse qu'à lui. Il est fort probable qu'il ne soit pas particulièrement gêné par mes deux problèmes principaux : ce ne sont des souffrances que pour moi. Il ne me veut cependant pas de mal. Si les changements qui sont de mon intérêt sont aussi du sien et s'il a les solutions, il va m’envoyer les rêves pour les générer. Si les changements que je souhaiterais avoir, même avec beaucoup de souffrance pour moi, ne l'intéressent pas, il ne viendra pas à mon secours. Je ne peux pas avoir une bonne opinion de lui.
Ce qui est vrai pour moi, est-il vrai pour les autres ? Je n'en sais rien !
Cependant si vous êtes expérimenté (au sens où je l'ai précisé un peu plus haut), il est intéressant que vous sachiez cela. Si vous avez lu ces mots et si vous êtes débutant, cela doit totalement vous dépasser. Apprenez à décoder vos rêves, ce sera toujours mieux que beaucoup d’autres techniques de la psychothérapie.
Pour moi la situation est difficile à gérer car je suis en conflit d’intérêts.
Ainsi, lorsque l’ego2 (on va garder les chiffres 1 et 2 pour ces personnages) évalue l'évolution du rêveur, il risque fort d’avoir une opinion juste, mais uniquement de son point de vue.
Première illustration
(1) Il y a des gens qui sont sur un fauteuil un peu comme au cinéma. Ils ont un petit bol en verre avec une macédoine de fruits comme à la cantine. Dans l'autre main, ils ont un morceau de pain et ils l'utilisent pour manger ces fruits. Je leur explique que je ne suis pas jaloux.
(2) Je vais un peu plus loin. Je trouve un petit bocal en verre avec une macédoine de fruits, mais ce n'est pas le mien. Je fais comme eux avec un morceau de pain, je mange les fruits qu'il y a dedans.
Mais ce n'est pas le mien et ce n’est pas très bon !
Dans le (1), un peu comme au cinéma, code ce qu’il se passe quand les différentes parties du rêveur sont face à ses rêves. Le petit bol en verre avec une macédoine de fruits est au premier degré un dessert que me propose la cantine là où je travaille et que j’aime bien. Le fruit correspond à ce que je mange, ce dont je me nourris : c’est l’action des rêves, la partie des rêves qui me change. Le bol en verre précise que c’est mon ego2 qui me propose cela. C’est lui qui envoie les rêves.
Le (1) montre que ego2 est très contente du travail que l'on fait ensemble. Il montre aussi que je ne suis pas jaloux de cela : tant mieux pour lui.
Le (2) explique que moi, je n’apprécie pas du tout ce qu’il se passe. Je change mais tout est pour ego2 comme si moi je n’existais pas !
Deuxième illustration
Il fait sombre et je vois des personnes assez loin. Puis je les reconnais, je vois leurs visages, ce sont les jumeaux. Quand ils me voient et me disent : « Philippe ! » Moi je commence à courir pour ne pas les voir et je crois qu'ils courent eux aussi vers moi. Puis on se croise. Je leur fais un genre de « Bonjour » mais je me barre dans une direction et eux dans une autre.
J'ai beaucoup aimé ces deux jumeaux quand j'étais étudiant. Maintenant, je ne la vois plus. C'est la vie qui a fait ça. Rien de particulier.
Avant ce rêve et bien des fois, je disais à mon âme-ego2 (il suffit de parler et il entend très bien puisqu'il est à l'intérieur de nous) que lui voulait aller dans une direction et moi dans une autre, pas du tout compatible. Ces deux directions sont exactement celles que prennent dans ce rêve, les jumeaux dans un sens et moi dans l'autre.
Ce rêve raconte que quand je comprends (je les reconnais, je vois leurs visages) qui est cette partie à l'intérieur de moi qui m'envoie les rêves, je ne veux pas la voir (courir pour ne pas les voir).
Le terme Philippe indique que lui aussi me reconnaît.
Le 'JE' dans le rêve est bien sûr le conscient.